
As everybody knows, in French, numbers like 32 and 54 are made up as usual—”thirty two” (trente-deux), “fifty-four” (cinquante-quatre), etc.—while 70 is unexpectedly “sixty ten” (soixante-dix) and 80 is “four times twenty” (quatre-vingts). It is probably less known that there are separate words for 70 (septante) or 80 (huitante) and they are used in some countries, although it is still “soixante-dix” and “quatre-vingts” in France, because…
authors of the 17th century French dictionaries decided so:
C’est au xviie siècle, sous l’influence de Vaugelas et de Ménage, que l’Académie et les autres auteurs de dictionnaires ont adopté définitivement les formes soixante-dix, quatre-vingts, quatre-vingt-dix au lieu de septante, octante, nonante. Pourtant, les mots septante, octante, nonante figurent dans toutes les éditions du Dictionnaire de l’Académie française. Encore conseillés par les Instructions officielles de 1945 pour faciliter l’apprentissage du calcul, ils restent connus dans l’usage parlé de nombreuses régions de l’Est et du Midi de la France, ainsi qu’en Acadie. Ils sont officiels en Belgique et en Suisse (sauf, cependant, octante, qui a été supplanté par quatre-vingts (en Belgique et dans une partie de la Suisse) et huitante (dans le reste de la Suisse) tant dans l’usage courant que dans l’enseignement ou les textes administratifs). Rien n’interdit de les employer, mais par rapport à l’usage courant en France, ils sont perçus comme régionaux ou vieillis.
Septante est utilisé de façon majoritaire, en Suisse, en Belgique, dans la Vallée d’Aoste et en Français de Jersey, mais également de façon minoritaire en Savoie, parfois en Lorraine, en Franche-Comté, en Provence et dans la petite communauté acadienne, géo-linguistiquement isolée, de Wedgeport, au Canada. Il est également employé en RDC, au Rwanda et au Burundi, qui étaient colonisés et administrés par la Belgique jusqu’à leur indépendance. Le terme vient du latin septuaginta qui a aussi donné septuagénaire.